Trouver un mode de garde adapté est déjà un défi en soi. Comprendre ce qu’on peut financer grâce aux aides existantes en est un autre. Entre la réforme majeure du CMG en septembre 2025, le crédit d’impôt reconduit et le plafond du CESU préfinancé relevé au 1er janvier 2026, le paysage a sensiblement évolué. Voici les dispositifs en vigueur à ce jour.
Le CMG, une aide remodelée depuis septembre 2025
Le complément de libre choix du mode de garde (CMG), versé par la CAF dans le cadre de la Paje, est l’aide centrale pour les parents qui font appel à une assistante maternelle agréée, une garde à domicile ou une structure comme une micro-crèche. Pour en savoir plus sur les différents dispositifs disponibles, ce service garde d’enfant propose un tour d’horizon utile.
La réforme entrée en vigueur en septembre 2025 a profondément modifié les règles pour l’emploi direct. Désormais, le calcul repose sur les heures réellement effectuées, sans plafond mensuel. La distinction entre les enfants de moins de 3 ans et ceux de 3 à 6 ans est supprimée : le mode de calcul est le même jusqu’aux 6 ans de l’enfant. Autre changement notable : le reste à charge obligatoire de 15 % en emploi direct disparaît, ce qui permet à l’aide de couvrir une part plus importante des frais. Les parents isolés, eux, peuvent désormais bénéficier du CMG jusqu’aux 12 ans de l’enfant, et certains bénéficiaires du RSA inscrits comme demandeurs d’emploi y ont également accès.
À noter : ces nouvelles règles ne concernent pas le CMG structure (micro-crèche, organisme agréé), pour lequel le reste à charge minimum de 15 % est maintenu. En 2026, le montant maximal du CMG structure atteint 992,13 € par mois pour un enfant de moins de 3 ans (foyers aux revenus les plus modestes, tranche 1).
Crédit d’impôt et CESU : deux leviers complémentaires
Pour les enfants de moins de 6 ans gardés en dehors du domicile (crèche, garderie, assistante maternelle agréée), un crédit d’impôt de 50 % des dépenses est applicable, dans la limite de 3 500 € par enfant. Attention : le CMG et les éventuelles aides employeur doivent être déduits des dépenses déclarées avant ce calcul. Pour la déclaration 2026 des revenus 2025, une précision supplémentaire est requise : la nature de l’organisme prestataire (salarié à domicile, association, entreprise ou organisme public).
Du côté des salariés, le CESU préfinancé constitue un appui non négligeable si l’employeur le propose. Depuis le 1er janvier 2026, le plafond annuel par salarié est porté à 2 591 €, contre 2 540 € en 2025. Les sommes reçues ne sont pas imposables, et l’employeur bénéficie d’une exonération de cotisations sociales sur sa participation.
Ces aides peuvent se cumuler, mais les règles d’articulation méritent attention. Les ressources prises en compte pour le CMG sont celles de l’année N-2, et seul un prestataire de garde déclaré ou agréé ouvre droit aux dispositifs. Selon votre situation (mode de garde choisi, niveau de revenus, configuration familiale), les montants récupérables varient sensiblement. Une simulation auprès de la CAF ou de Pajemploi permet d’y voir plus clair, tout comme un tour sur les ressources du site pour les parents.
